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GAUCHE DÉMOCRATIQUE & SOCIALE

Le social au cœur

On ne votera pas la confiance, on combattra les ordonnances anti-travail

Bureau national du PS du 12 juin : intervention de Gérard Filoche

Bon, nous n’en sommes pas au bilan, on le fera la semaine prochaine.

Interruption de Weber, Dray : « Alors il ne faut pas le faire devant les caméras, comme tu viens de le faire, c’est pas décent, de mettre Hollande en cause… »

Mais on ne peut parler la langue de bois et ne pas répondre aux questions des journalistes qui me demandaient « si c’était la faute à la gauche socialiste » !

Eh bien non, pendant cinq ans nous avons ici pédagogiquement, inlassablement, expliqué pourquoi ça se terminerait par une catastrophe,

Nous avons été longtemps, trop longtemps minoritaires, on vous avait dit que si nous ne menions pas une politique gauche, si nous ne corrigions pas l’orientation du quinquennat, on irait tous dans le mur, que ce serait un désastre.

Voilà, on est dans le mur et ça fait mal, très mal.

Mais on pouvait l’éviter, il fallait nous écouter, nous avions raison, vous auriez dû accepter de modifier le cours des choses, à temps, de ne pas dilapider le CICE, de ne pas casser le code je renonce à mettre une majuscule, Le Monde n’en met plus ! alors !!!!du travail avec El Khomri…

(Brouhaha des mêmes)

Et inutile de m’empêcher de parler, vous n’y arriverez pas, surtout pas ceux qui ont le plus de responsabilités politiques dans la défaite, l’heure des bilans, c’est l’heure des bilans…

Nous avons, la gauche socialiste, été minoritaires 5 ans durant, et je le répète avec amertume, je le criais tout à l’heure, car on n’a pas pu empêcher le désastre final, nous avions raison, hélas, de bout en bout, nous avions proposé pas à pas une autre politique.

Alors la décence, c’est que ceux qui ont conduit à ce désastre par leurs choix faux, archifaux et entêtés, se fassent modestes aujourd’hui…

Les plus grosses bêtises de ces quatre dernières semaines devant les médias sont venues, pas de nous, pas de moi, pas de la gauche socialiste, mais des pro-Macron, de ceux qui croyaient qu’il fallait faire alliance avec lui.

Mais on verra la semaine prochaine.

D’ici là il faut savoir ce qu’on fait pour tenter de sauver le maximum de camarades sur les 60 qui restent encore en lice, (et je ne parle pas de ceux qui sont passés à travers les gouttes, en manœuvrant, un jour souris, un jour oiseau, un jour socialiste, un jour macronien).

Et pour sauver le maximum de camarades, il faut être clairs : unité de la gauche.  Unité de la gauche aujourd’hui comme hier et cela implique de nommer les forces politiques concernées : FI, PCF, Verts et nous.

Sans unité de la gauche, le désastre sera plus grand et ne durera plus longtemps.

Bien sûr, on le sait bien et ce n’est pas d’aujourd’hui, l’unité n’est pas facile avec des groupes qui vous cognent dessus, qui sont sectaires, mais ils existent, ils ont des voix, ils sont proches de nous, et nos électorats sont mélangés, ce sont les mêmes, il faut qu’ils s’épaulent en dépit de nos divergences et contentieux.  Il faut être unitaires pour deux, pour trois, pour quatre. Parce que être unitaires face à un FI, c’est sauver un de nos camarades ailleurs grâce aux voix de la FI.

Pas d’accord avec ceux qui partent vers une nouvelle théorie prétendant que Mélenchon n’est pas, n’est plus ou ne se dit plus de gauche. Malgré son usage erroné du mot « peuple », il est de gauche, nous le savons tous, son positionnement aussi et son électorat aussi. Son origine, son histoire, sa dynamique, ses références sont de gauche en dépit des travers plébiscitaires, autoritaires. Même s’il a des déviations, c’est à nous de les discuter, de travailler à les corriger, et le ramener sur le terrain de la gauche unie. Ce n’est pas la première fois à gauche dans l’histoire de notre pays, que certains courants ont des déviations nationalistes, ou autres, hier staliniennes par exemple, ce n’est pas la première fois qu’on ferait l’unité avec des gens qui nous critiquent, ils n’ont pas changé de nature, ni cessé d’être de gauche pour autant. L’unité, ce n’est pas l’unité de pensée, ni le ralliement, l’unité c’est des actions communes et par exemple, le désistement systématique et réciproque. Et même s’il n’est pas spontanément réciproque, il faut le proposer comme tel. Et même s’il est refusé comme réciproque, c’est plus intelligent, plus efficace, et plus constructif de le proposer quand même pour faire évoluer les choses. Car si on le propose, les électeurs nous en seront gré. Et s’ils le refusent les électeurs leur en voudront. Si on ne le propose pas, on sera tous sanctionnés.

Le ridicule Total Khéops, c’est de décréter que FI n’est pas de gauche pendant que FI décrète qu’on n’est pas de gauche, c’est parti pour dix ans de désastre avec ce genre de bêtises.

Je ne parle même pas de l’incompréhension et de l’hostilité que pareilles analyses provoqueraient chez des millions de nos concitoyens.

Ecoutez-moi, ne faites pas comme pendant tout ce quinquennat, vous ne m’avez pas écouté, et vous voyez où on est ! C’est un désastre historique pour tout le PS mais aussi pour toute la gauche.

Mélenchon fait mine de se réjouir des résultats du 11 juin, mais ça n’a ni queue ni tête, il y a trois semaines, il se disait candidat pour « une cohabitation avec Macron » et pour être Premier ministre, se décrivant « à la manœuvre » comme « un général sur la colline ». À Avignon, le 1er mai, les « FI », avaient une banderole « Mélenchon premier ministre » de Macron !

Il faut toutes et tous revenir sur terre. Pour sauver ce qu’on peut de la gauche au niveau où on peut, il FAUT appeler inconditionnellement à l’unité, au désistement et en appelant à la réciprocité. Nous marquerons beaucoup plus de points, plutôt qu’en inventant la théorie selon laquelle ils ne seront pas de gauche. Réfléchissez ! On écœurerait les gens du haut de nos 6,5 % à dire en disant aux 19 % qu’ils ne sont pas de gauche.

Vouloir exclure 19 % de voix de la gauche, dont sans doute 7 à 8 % de nos voix venues, au dernier moment, de façon évidemment insuffisante, et en dépit du fait qu’il n’y avait pas d’accord Mélenchon-Hamon, c’est affaiblir toute la gauche et nous condamner nous-mêmes. C’est ridicule.

Et grave, car refuser d’appeler à voter Ruffin ou Mélenchon dans la Somme et à Marseille, c’est faire perdre d’autres camarades en France. C’est surtout diminuer le déjà trop faible nombre d’élus potentiels de gauche rose-rouge-vert anti-Macron à l’Assemblée nationale. Or il faudra bien un groupe rose-rouge-vert indépendant et uni si nous avons plus de 15 élus.

Car on sera bien dans le combat anti-Macron, n’est-ce pas ?

On ne votera pas la confiance,

On combattra les ordonnances anti-travail,

On défendra le salaire brut,

On défendra l’ISF,

On refusera la hausse de 1,7 % de CSG,

On refusera de supprimer 120 000 fonctionnaires,

On ne votera pas leur budget.

Et avec quels députés fera-t-on cela à l’Assemblée nationale ?

Avec les nôtres, ceux du PCF, de FI, d’EELV, pas avec les Macroniens, ni les ralliés honteux à Macron.

Gérard Filoche

 

 

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