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GAUCHE DÉMOCRATIQUE & SOCIALE

La lettre DS Une

Du nouveau à gauche : vite !

Après la marée populaire du 26 mai, nous appelions à la poursuite des initiatives unitaires. Sur le plan syndical, une journée interprofessionnelle est appelée le 28 juin avec les organisations de jeunesse. Avec le retour de la confédération FO dans l’action. Sur le plan politique, c’est le PCF qui propose une rencontre pour « construire une liste large » pour les élections européennes.

Le rouleau compresseur du gouvernement Macron ne cesse d’avancer pour écraser nos conquêtes sociales. Chaque ministère étudie «Action Publique 2022 » pour  réduire les effectifs de la fonction publique de dizaines de milliers et les budgets de dizaines de milliards. Les retraites font l’objet d’une attaque majeure avec l’annonce d’un régime par points qui en finisse avec celui des prestations définies. On paierait désormais sans connaître le montant futur de sa pension. Et puis il y a ce « pognon de dingue » pour les aides sociales ! C’est tout le système qui a permis d’amortir la crise de 2008 qui est ainsi attaqué.

Moins pour les pauvres, plus pour les riches

La loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) promet de nouvelles aides, supprime le forfait social, modifie les seuils sociaux... pour un montant annuel de plus de 1 milliard par an selon Bruno Lemaire ou plus de 5 milliards à en croire Gérald Darmanin.

Le sens de ces annonces reste le même : plus pour le riches et les entreprises, moins pour les pauvres, les salariés, retraités et la jeunesse.

La mobilisation sociale est donc à amplifier dans les prochains mois et l’unité syndicale dans le privé comme le public est à renforcer pour opposer la majorité sociale à la politique de Macron.

Le combat politique  doit aider à la mobilisation. Ce fut le cas avec les initiatives des 12 organisations de gauche, dont GDS, ces derniers mois. Mais il manque encore le débouché politique pour que le mouvement social prenne toute son ampleur.

C’est cette question qui peut progresser avec l’appel lancé par le PCF pour les élections européennes. Ce sera la première élection nationale, 2 ans après l’élection de Macron. Une occasion majeure de lui signifier le rejet de sa politique en France. Et de celle qu’il promeut pour l’Europe.

Avec les élections italiennes, la montée du nationalisme et de la xénophobie se manifeste en Europe.

Avec la question de l’accueil des migrants de l’Aquarius, on a vu ce que signifiait l’arrivée d’une droite extrême au pouvoir en Italie. On a vu aussi la couardise des autres gouvernements européens et le silence assourdissant de l’Union européenne.

Ce n’est pas l’Europe que nous détestons mais c’est le nationalisme, les politiques néolibérales auxquelles nous opposons la nécessité d’une Europe démocratique, sociale, solidaire.

4 ou 5 axes de campagne à discuter

Il faut en finir avec la règle du pays d’accueil, la procédure dite de « Dublin » pour les migrants et les réfugiés et développer une politique d’accueil d’un côté, de développement de l’autre.

Il faut en finir avec une Europe impuissante face aux diktats de Trump et la « concurrence libre et non faussée ». Il y a besoin d’un budget européen réel financé par un impôt sur les sociétés et sur la fortune et abondé des bénéfices de la BCE.

Une politique sociale c’est un Smic européen et des normes sociales harmonisées par le haut.

Une politique écologiste c’est un budget conséquent de plusieurs points de PIB pour la transition écologique.

Une Europe démocratique, c’est un parlement européen qui décide pas une commission non élue, sans contrôle ni une BCE indépendante.

L’Europe que nous voulons ce n’est pas celle des banquiers et des marchés financiers, pas celle de Macron, Merkel, Salvini ou Orban …

Pour une liste commune de la gauche

Nous avions proposé le 20 mars, en rencontrant le PCF, une liste commune de rassemblement de la gauche  aux élections européennes. Le PCF s’est, depuis, déclaré publiquement en faveur d’une telle démarche.

Il faut en discuter en urgence pour aboutir à une liste unique de la gauche porteuse d’un projet de transformation.

L’enjeu n’est pas de se compter pour savoir qui serait en tête de la gauche mais derrière Macron (et peut être Le Pen). L’enjeu n’est pas de compter sur une élection à la proportionnelle pour que chaque sensibilité ait des élus puis s’unisse ensuite dans une assemblée marquée à droite et teintée de tous les nationalismes qui progressent.

L’enjeu est bel et bien de construire une dynamique pour arriver en tête en mai 2019. Il faut adresser dès maintenant partout en Europe un signal qui fasse clairement entendre que la gauche est de retour sur un programme social, économique, écologique, démocratique. Un programme qui change la donne en Europe.

L’enjeu est européen et national pour encourager les luttes, pour préparer un débouché politique, pour préparer les municipales.

Celles et ceux qui découperaient en tranches les séquences à venir porteraient une lourde responsabilité car la division entraîne la division.

Sans unité, rien de  grand n’est possible. Nous sommes disponibles dès maintenant pour travailler et construire.

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